Les plusPréventionAccidents domestiques : comment les prévenir ?
Accidents domestiques : comment les prévenir ?Avec près de 20 000 morts par an, les accidents domestiques tuent trois fois plus que la route. Personnes âgées et enfants en sont les principales victimes. Quelques précautions simples permettraient pourtant de réduire considérablement les risques.
Les étouffementsUn petit enfant a tendance à porter à la bouche tout ce qui tombe entre ses mains et à l'avaler tout rond, car il ne sait pas encore mâcher. Si l'aliment passe dans la trachée au lieu de l'œsophage, l'enfant risque de s'étouffer.
Comment réagir
Pour bien les effectuer, il faut avoir bénéficié d'une formation de secouriste diplômé. Dans tous les cas, appelez immédiatement le Samu. Protéger les enfants Chaque jour, 52 personnes trouvent la mort chez elles et 8 000 sont blessées dans l'espace en principe protégé de leur appartement ou de leur jardin (25 % des cas), à cause, le plus souvent, de leur imprudence. Les chutesC'est la cause de décès la plus fréquente, qu'elles se produisent dans un escalier ou une baignoire ou du haut d'un escabeau. Chaque année, près d'une personne de plus de 65 ans sur trois est victime d'une chute. La baisse de la vue, l'ostéoporose, un malaise...sont autant de causes possibles de ces accidents, qui sont à l'origine de 9 000 morts par an. Les bébés et les enfants en bas âge sont également exposés.
En cas de perte de conscience de la personne accidentée, ne serait-ce qu'un court instant, il faut la conduire à l'hôpital : une surveillance médicale s'impose. Si la victime ne reprend pas connaissance, c'est un signe de gravité majeure et il faut immédiatement appeler les secours. Ne déplacez jamais la victime d'une chute violente. Si elle souffre d'un traumatisme de la nuque ou du dos, tout mouvement pourrait provoquer une compression de la moelle épinière, et donc une paralysie. Stabilisez seulement sa tête et son cou, puis couvrez le blessé en attendant l'arrivée des services d'urgence. Les brûluresChaque année, on compte 300 000 à 400 000 brûlés en France ; 10 000 sont hospitalisés, parmi lesquels 1 000 enfants. Comment prévenir les brûlures
Comment réagir
Les intoxicationsComment les prévenir
Les noyadesLes noyades dans les piscines privées sont l'une des premières causes d'accidents domestiques chez les enfants de moins de 5 ans (42 morts en 2003). Comment prévenir la noyade Depuis janvier 2006, tous les bassins privés doivent être équipés d'un système de protection (barrière, alarme antichute, couverture amovible ou abri de piscine). Aucun dispositif ne remplace la vigilance. Ce type d'accident est toujours très rapide (moins de trois minutes), surprenant (un enfant s'échappe pendant un moment d'inattention), silencieux (un enfant glisse dans l'eau sans faire aucun bruit).
Sortez la personne de l'eau le plus rapidement possible.
Allergies des enfants : les précautions à prendre
Allergies des enfants : les précautions à prendreA chaque printemps, ça recommence : votre enfant a le nez qui coule et les yeux qui pleurent, voire des crises d'asthme carabinées. A en redouter l'arrivée des beaux jours et des premières fleurs ! Que faire pour prévenir et traiter les allergies au pollen ? Détecter le pollen auquel l'enfant est allergique, ne pas s'exposer pendant les périodes de pollinisation, soigner et recourir à la désensibilisation.
Entre deux et sept ans, plus d'un enfant sur dix est allergique aux pollens. Bien sûr, un rhume des foins fait moins peur qu'une allergie aux œufs ou aux fruits secs – des substances qui se cachent partout –, dont les conséquences peuvent être graves. Ce n'est pas une raison pour sous-estimer le handicap que constituent un nez qui coule en permanence ou des crises d'asthme. Surveillez le calendrierLa pollinisation se concentre sur quelques mois, en gros d'avril à septembre, ce qui permet de prendre ses précautions. Mais toutes les plantes ne pollinisent pas en même temps. En repérant le moment où l'allergie se déclenche, vous pouvez déterminer la nature de la ou des plante(s) responsable(s) de l'allergie. Consultez les cartesVérifiez les risques d'exposition aux allergènes en fonction du lieu d'habitation ou de villégiature. Chaque région a ses caractéristiques polliniques : l'Est est riche en bouleaux, chênes, charmes, dans la région lyonnaise se concentre l'ambroisie et la zone méditerranéenne recèle un grand nombre de pollens dès le mois de février : pariétaire, colza, tournesol, platane, cyprès. DépistezContrairement à une idée reçue, on peut détecter l'allergie aux pollens allergènes chez le jeune enfant, même si les symptômes apparaissent surtout vers quatre ou cinq ans. L'allergologue dessine une grille, généralement sur les bras de l'enfant, dans les cases de laquelle il teste divers allergisants. Prévoir trois séances pour épuiser tout l'éventail des allergènes. Si vous êtes un sujet atopique (c'est-à-dire si vous avez des prédispositions héréditaires aux maladies allergiques), inutile d'attendre l'apparition des symptômes chez votre enfant pour aller consulter. EvitezLes médecins disent que c'est la première étape du traitement, or empêcher un enfant de sortir pour profiter des premiers beaux jours, c'est plus facile à dire qu'à faire. Pourtant, pendant la saison pollinique, il faut éviter de le laisser longtemps dehors, surtout le matin et quand il y a du vent. C'est particulièrement rageant, mais mieux vaut éviter les bois et les jardins publics. SoignezUne fois déterminé l'allergène en cause, le traitement peut commencer. Il est même préférable de le faire débuter un mois avant le début de la saison pollinique. Les antihistaminiques ont fait des progrès : ils n'endorment plus. Les corticoïdes locaux sont très efficaces contre l'obstruction nasale, mais ils font peur aux parents, car dérivés de la cortisone. Rassurez-vous, le médecin sait qu'il ne faut pas en faire un usage répété. Ils sont également prescrits si l'asthme résiste aux bronchodilatateurs. Quant au vaccin antiallergique, il reste encore du domaine de la recherche. DésensibilisezLe seul moyen de faire disparaître une allergie précise consiste en une désensibilisation. Le traitement est long (plus de cinq ans), pénible et le résultat est loin d'être acquis d'avance. Elle est surtout proposée lorsque l'allergène est connu, quand les symptômes sont intenses et que le traitement médicamenteux classique est plus contraignant que la désensibilisation elle-même . Asthme : mieux le connaître
Asthme : mieux le connaîtreL'asthme est une inflammation chronique des bronches qui provoque leur obstruction temporaire. L'asthmatique en crise à des difficultés à inspirer et surtout à expirer.
Les causes ou facteurs de risqueDans la plupart des cas, cette affection est d'origine allergique. Les facteurs de risque, sont l'exposition (surtout pendant l'enfance), à des allergènes comme : les pollens, les acariens, les poils d'animaux ... Les symptômes- la toux (sèche et quinteuse le plus souvent, survenant au milieu de la nuit ou déclenchée par un effort physique Les traitementsL'asthme est une affection chronique. On peut la contrôler mais on ne peut pas la guérir. Il existe aujourd'hui deux types de traitements qui permettent aux asthmatiques de mener une vie aussi normale que possible (scolarité, activités sportives...). Le traitement de fond, qui doit être pris de façon régulière. Il a pour but de minimiser les gênes de l'asthme et de permettre au malade vivre normalement. - Le traitement de la crise Les nouveaux traitementsPour les asthmes allergiques sévères qui ne peuvent pas être contrôlés par les traitements habituels, un nouveau traitement (anticorps anti-IgE) est disponible à l'hôpital en injection par voie sous-cutanée. La préventionLes médicaments ne sont pas le seul moyen de lutter contre la maladie. Il est également important de trouver et de supprimer les causes qui déclenchent les crises, c'est-à-dire l'éviction des allergènes (poils de chat, acariens, pollens...). Les chiffres100 à 150 millions de personnes souffrent d'asthme à travers le monde. Leur nombre est en constante augmentation. Pour en savoir plus- Pour une véritable éducation thérapeutique, l'association Asthme et allergies a crée les écoles de l'asthme réparties dans toute la France. Où s'informer ?Tel : 0800 192 021. Ministère de la santé : www.sante.gouv.fr Arthrose : souffrir n’est plus une fatalité
Arthrose : souffrir n'est plus une fatalité
L'arthrose se caractérise par une usure progressive du cartilage, qui se fissure et s'amincit, jusqu'à laisser les os à nu. C'est pourquoi douleurs et raideur apparaissent. Presque toutes les articulations sont concernées par l'arthrose, même si certaines, comme le poignet, le coude et la cheville, sont plus rarement atteintes.
Des causes multiplesLe vieillissement n'est pas le seul responsable de la maladie. Des facteurs génétiques, l'obésité, le port répété de charges lourdes, des antécédents de fractures osseuses ou de traumatismes négligés, une malformation anatomique peuvent précipiter son apparition. De tels traumatismes, lorsqu'ils surviennent pendant l'adolescence, période où la pratique intensive du sport est bénéfique, peuvent avoir de graves répercussions à l'âge adulte. ➤ Continuer à faire du sportPourtant, l'effort physique n'est pas néfaste pour les articulations. Il peut même prévenir la dégradation du cartilage et limiter la douleur lorsque l'arthrose est déjà installée. « L'erreur serait de cesser toute activité physique, insiste le Pr Thierry Thomas, rhumatologue au Chu de Saint-Etienne. Celle-ci est indispensable au bon fonctionnement articulaire. A condition de choisir une activité adaptée et de doser l'effort sans nier la douleur lorsqu'elle survient. » La natation et l'aquagym sont bien adaptées, car elles soulagent les articulations du poids du corps. La marche, le cyclisme ou la course à pied sont également conseillés, car ils participent à la synthèse des éléments composant le cartilage. A contrario, les sports nécessitant des changements d'appui brutaux (tennis, football, volley-ball) sont moins indiqués. Quelques exercices d'assouplissement à faire seul ou avec un kinésithérapeute vous aideront à changer vos mauvaises attitudes posturales, à entretenir la bonne mobilité de l'articulation et à développer votre musculature. Vous pourrez également être conseillé par un professionnel lors d'un séjour en cure thermale. Cette hygiène de vie, associée à la perte de quelques kilos en trop, retardera d'autant le recours à une prothèse. Cette échéance sera aussi repoussée par la correction des anomalies articulaires, grâce à des séances de kinésithérapie ou, si nécessaire, à une intervention chirurgicale. ➤ Tout un arsenal antidouleurPour l'heure, aucun traitement ne permet de guérir l'arthrose, même si, entre réparation du cartilage, thérapie cellulaire et nouvelles cibles pharmacologiques, les recherches semblent prometteuses. Toutefois, pour éviter de souffrir, il existe toute une palette thérapeutique permettant de réduire les symptômes.
Ces périodes de latence s'entrecoupent de poussées congestives plus ou moins fréquentes. La dégradation du cartilage s'aggrave et s'accompagne de vives douleurs et d'un gonflement articulaire.
Ostéoporose ou arthrose ?Attention à ne pas confondre la dégradation du cartilage (arthrose, on l'a vu, douloureuse) et la déminéralisation osseuse généralisée (ostéoporose), affection qui passe inaperçue durant de nombreuses années et qui aboutit à une fragilité osseuse extrême, souvent révélée par la survenue de fractures lors de traumatismes mineurs. Ces deux maladies ne sont pas liées. En d'autres termes, une personne victime d'ostéoporose ne va pas forcément souffrir d'arthrose. Diabète, à dépister le plus tôt possible
Diabète, à dépister le plus tôt possibleLe diabète se caractérise par une augmentation du taux de glucose dans le sang. L'insuffisance de sécrétion et/ou d'action de l'insuline par le pancréas entraîne un déséquilibre, un excès permanent de sucre dans le sang. La maladie peut avoir des causes génétiques et/ou environnementales. Il y aurait 2 millions de diabétiques en France. 300 000 à 800 000 personnes en souffriraient sans le savoir.
Les deux diabètes : type 1 et type 2- le diabète de type 1, insulino-dépendant, est aussi appelé « diabète maigre ». Il touche les malades jeunes. Il représente environ 10 % des cas de diabète et est obligatoirement traité à l'insuline. Les symptômesCertains symptômes peuvent vous alerter : une soif fréquente, des urines abondantes, la fatigue, un amaigrissement, des douleurs abdominales, des infections récidiventes. Le diabète est souvent appelé « l'épidémie silencieuse » car il peut s'écouler des années entre l'apparition de la maladie et son diagnostic. Parmi les facteurs de risques, il faut signaler l'obésité, l'âge (le diabète de type 2 se développe surtout après 40 ans, la sédentarité, des antécédents familiaux, le stress. Et la malbouffe ! Les risquesLe diabète provoque parfois des malaises dus à l'hypoglycémie (vertiges, sueurs froides, palpitations) et aller jusqu'au coma. Mais c'est sur le long terme que la maladie provoque les problèmes les plus graves. Le diabète peut entraîner de nombreuses complications (problèmes cardiaques, cécité, amputations) notamment parce que sans traitement les petits vaisseaux sanguins se bouchent et ne jouent plus leur rôle d'irrigation. Mais un diabètique soigné peut parfaitement limiter ces risques en suivant scrupuleusement le traitement conseillé par son médecin. Quelle prévention ?On ne le dira jamais assez, pour éviter ou freiner des évolutions graves, la première des préventions, c'est de connaître sa maladie. Pour cela, le dépistage reste la première arme. Ce dépistage est des plus simple : une simple prise de sang ou une petite piqûre au bout du doigt (glycémie capillaire) permet de mesurer la glycémie. Le diabète est lié à notre façon de vivre, de manger, de bouger... On peut notamment prévenir certaines évolutions de la maladie. Les nouvelles pistes de traitementL'insuline, médicament par excellence du diabète à déjà presque un siècle. Mais les chercheurs ne désarment pas. Côté insuline, justement, on parle beaucoup d'une insuline à inhaler. Annoncée en 2005, elle devrait obtenir son autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis dans quelques mois. Elle a déjà été agréée par les experts européens et américains. En cours d'évaluation, une nouvelle molécule (le rimonabant) a déjà démontrée qu'elle était efficace contre l'envie de fumer et contre l'appétit. Il semble qu'elle soit également efficace dans la prise en charge du diabète (hypertension artérielle, obésité abdominale...) Ou s'informer ?D'abord auprès de son médecin, bien sûr. Le nombre de personnes atteintes étant très nombreux, il existe nombre d'associations et de sources d'information. Une simple recherche sur un moteur de recherche fait apparaître des centaines de milliers de sites parlant du diabète. En voici quelques uns : - L'Association française des diabétiques, créée en 1938, est une des plus anciennes associations de malades. elle se donne pour but d'ccompagner, informer et défendre les personnes diabétiques, leur famille. Elle regroupe 133 associations réparties sur le territoire (y compris dans les Dom-Tom). Elle organise de mulitples actions d'information, de prévention et d'éducation. - Vivre avec le diabète, plus précisément centré sur le diabète de type 1 : - Le site de la Ligue des diabétiques qui édite notamment la revue Diabète et nutrition : Consacré au diabète insulino-dépendant de l'enfant, de l'adolescent et du jeune adulte, le site de l'Association des jeunes diabétiques offre beaucoup ds'information à destination des jeunes malades avec des conseils pour la nourriture, le sport... : Ose est un site de, par et pour les diabétiques. Organise des réunions et groupes d'échanges sur « Diabète et discipline » ou « Aiguilles : à chacun sa longueur »... le diabète au quotidien : En régions et pour les professionnels de santé : - Réseau Diabète Midi-Pyrénées Réseau diabète 92 est un réseau ville-hôpital destiné à améliorer la prise en charge des diabétiques de type 2, afin de réduire le risque des complications : Dyslexie, un trouble de la lecture
Dyslexie, un trouble de la lectureLa dyslexie est un trouble de la lecture qui se traduit par un écart d'au moins 18 mois entre l'âge lecteur et l'âge chronologique.
Les symptômesLes symptômes sont divers, mais toujours persistants. Comment la dépister
Quelles en sont les origines ?
Ce que peuvent faire les parents et les enseignants
Mélanome : surveiller sa peau pour la sauver
Mélanome : surveiller sa peau pour la sauverLes cas de mélanome sont en augmentation. Or, c'est le plus dangereux des cancers de la peau car il frappe des jeunes. Pour vous en protéger, méfiez-vous du soleil et surveillez vos grains de beauté.
Ne pas confondre avec les taches café au lait ou autres taches de rousseur : le mélanome est une prolifération maligne des cellules pigmentaires de l'épiderme, celles qui permettent le bronzage. C'est aussi le cancer de la peau le plus redoutable : en France, il représente la première cause de mortalité des jeunes adultes de 25 à 35 ans. On sait le prévenir, pourtant il ne cesse de progresser : 7 231 nouveaux cas ont été recensés en 2000. Ce chiffre a triplé en vingt ans malgré les campagnes de prévention lancées ces dix dernières années pour inciter les Français à se protéger davantage du soleil. L'exposition au soleil est le premier facteur de risques en la matière. S'ils ont un effet « bonne mine », les ultraviolets A (Uva) et B (Uvb) présents dans le rayonnement solaire sont très nocifs pour la peau dès qu'on s'y expose de façon abusive. Les Uva pénètrent jusqu'au derme superficiel de la peau, les Uvb traversent l'épiderme. Très puissants, ces derniers sont responsables du bronzage et de ses corollaires, les coups de soleil et les brûlures. En pénétrant dans la partie superficielle de l'épiderme, les Uvb font apparaître des radicaux libres qui modifient les cellules et en altèrent l'Adn, ce qui provoque les cancers. Il est ainsi fortement déconseillé de s'exposer au soleil trop longtemps, surtout quand on a moins de 10 ans. Avant cet âge, en effet, les coups de soleil à répétition doublent le risque de développer un cancer plus tard. Car la peau n'oublie pas : elle s'abîme et vieillit à chaque agression. L'utilisation abusive de lampes à bronzer, qui diffusent principalement des Uva, constitue une source de risques supplémentaire. Pour en diminuer les effets cancérogènes, il est impératif de respecter les normes, et notamment l'espacement des séances, afin de laisser le temps à l'Adn de réparer les dommages subis. Les antécédents familiaux représentent un autre facteur de risques : un précédent chez un ascendant direct multiplie par deux ou trois la possibilité de développer un mélanome. L'autosurveillance est le meilleur dépistageDans 15 à 30 % des cas, le mélanome se développe sur un grain de beauté. Mais, le plus fréquemment, il apparaît sur une peau saine, à n'importe quel endroit du corps, sous la forme d'une petite marque pigmentée et plane. Le mélanome touche des individus de tous âges, de 20 à 80 ans. Néanmoins, certaines personnes présentent plus de risques que d'autres : celles qui ont le teint clair, les yeux bleus, les cheveux roux et des taches de rousseur, celles dont le corps est couvert de grains de beauté et celles qui attrapent facilement des coups de soleil et ne bronzent pas. Pour celles-là, une consultation tous les ans chez un dermatologue s'impose. Pour les autres, « une prévention bien menée est efficace à 100 %». Il faut donc surveiller sa peau, l'observer régulièrement afin de détecter ce qui ne va pas, si un grain de beauté s'est modifié... Surtout, il ne faut pas hésiter à consulter un dermatologue dès qu'on découvre quelque chose d'anormal, que ce soit une tache marron, un bouton étrange, un changement de taille, un contour anormal, un saignement ou une inflammation », explique le Dr Alain Archimbaud, dermatologue à l'hôpital Saint-Louis à Paris et membre du Syndicat national des dermato-vénéréologues. Pour savoir si un mélanome est bénin ou malin, il faut l'enlever et l'analyser. Plus il est profond, plus il est grave et, comme pour la majorité des cancers, plus tôt il est dépisté, mieux il guérit. Au soleil, crème protectrice et modérationPour se dorer la pilule en douceur, il faut impérativement éviter de s'exposer aux heures les plus chaudes de la journée, entre 11 heures et 16 heures, et surtout bien protéger sa peau à l'aide d'une crème solaire (indice 30 à 40 au minimum), sans oublier de renouveler l'application toutes les deux heures et en quantité suffisante. Préférez les crèmes aux huiles et aux sprays, moins hydratants. Quant aux comprimés ou gélules en tout genre qui ont pour but de préparer la peau au soleil, ils sont utiles pour prévenir les brûlures mais n'auront aucune efficacité si vous restez des heures en plein soleil. De même, plusieurs études ont montré que l'emploi des crèmes solaires peut augmenter le risque de mélanome tout simplement parce que, se croyant protégé, on reste plus longtemps au soleil. Ne laissez pas non plus vos enfants jouer sur la plage sans aucune protection : enduisez-les de crème et faites-leur porter un tee-shirt et une casquette à large bord. Attention : il n'y a pas qu'à la mer que le soleil cogne. Le risque d'attraper un coup de soleil est même plus élevé à la montagne, car les Uvb y sont plus importants et la réverbération de la neige est très intense Arrêter de fumer sans craquer
Arrêter de fumer sans craquer
Les patchsCollés sur la peau, ils diffusent de la nicotine en continu. Ils agissent sur la dépendance physique et réduisent le sentiment de manque ainsi que les symptômes liés au sevrage : irritabilité, troubles de la mémoire et de la concentration, insomnies… Leur efficacité sera fonction d'un juste dosage, à discuter avec le pharmacien. Surdosés, ils peuvent provoquer nausées, palpitations, diarrhées. Sous-dosés, ils ne produiront pas l'effet escompté. La dose de nicotine doit être diminuée progressivement. La durée du traitement recommandée est d'environ six semaines et ne doit pas excéder six mois. n
Les gommesElles peuvent être une bonne solution pour gérer soi-même son besoin de nicotine. La gomme doit être sucée, puis mâchée assez lentement pour que la nicotine se libère en douceur. Là aussi, le dosage et la fréquence d'utilisation seront fonction de votre degré de dépendance, et il faudra les diminuer progressivement.
Les médicamentsDeux médicaments sont actuellement disponibles : le Zyban (bupropion) et le Champix (varénicline). Le Zyban est un antidépresseur qui agit sur certains neuromédiateurs cérébraux en réduisant l'envie de fumer et la déprime qui peut accompagner le sevrage. Comme tous les antidépresseurs, le Zyban a parfois des effets indésirables (bouche sèche, insomnies, céphalées, vertiges, cauchemars, anxiété…). Il est de moins en moins prescrit également à cause de risques d'hypertension artérielle et de malformations cardiaques chez le fœtus en cas d'exposition pendant la grossesse. Le Champix agit directement sur les récepteurs du cerveau en imitant les effets de la nicotine tout en supprimant la sensation de plaisir qu'elle procure. Le Champix peut lui aussi entraîner des nausées, des maux de tête et des troubles du sommeil. Les autorités sanitaires l'ont mis sous surveillance et invitent à la prudence, car on a constaté la survenue d'idées suicidaires chez des patients. Ces produits sont disponibles uniquement sur prescription médicale et nécessitent un suivi du médecin en raison de leur mode d'action sur le cerveau. Il faut donc être très vigilant (voir ci-après). Le traitement débute une à deux semaines avant la date d'arrêt que le patient s'est fixée et dure en moyenne douze semaines. L'hypnoseElle peut constituer une aide précieuse. Lors d'un entretien préalable, l'hypnotiseur cherche à établir la « carte du monde » du patient en identifiant quelles sont ses représentations (ex. : que signifie l'acte de fumer ? A quoi est associée la notion de détente ? etc.). Puis il passera à la séance d'hypnose pour déconditionner le fumeur, essentiellement par l'ancrage de pensées positives et relaxantes.
L'homéopathieL'homéopathie s'attaque aux symptômes physiques de la dépendance. Certaines granules agissent sur l'envie de fumer, d'autres modèrent l'appétit et la nervosité. A coupler éventuellement avec une thérapie comportementale et cognitive (Tcc). Ces thérapies de courte durée, conduites par un psychologue, visent à modifier un comportement qui gâche la vie (tabagisme, timidité, boulimie, anxiété…).
[16.06.08]
Les petits trucs d'une ex-fumeuse
Vous êtes déprimé
Le tabac a un effet antidépresseur. Fumer « lisse » le stress, permet en quelque sorte de gérer le creux de la vague. Une fois la dernière cigarette écrasée, il faut s'habituer à fonctionner différemment, accepter de ressentir des hauts et des bas plus prononcés qu'autrefois. Ces variations d'humeur s'atténueront au fil du temps. La relaxation et l'homéopathie peuvent s'avérer utiles. Vous avez peur de grossir Vous êtes remboursé Vaccins : le calendrier
Vaccins : le calendrierLa vaccination est le plus sûr moyen de se protéger contre les maladies infectieuses. Largement développée en France, elle est même obligatoire pour certaines maladies, notamment pour entre à l'école.
Pourquoi vacciner ?C'est un acte de santé à la fois individuel (il protège la personne vaccinée) et collectif (il empêche la propagation de la maladie), les populations vaccinées agissant comme un barrage à sa diffusion. Pour ce faire, une part importante de la population doit être vaccinée : de 85 à 95 %. Grâce à la vaccination, nombre de graves maladies, potentiellement mortelles ont été éliminées ou marginalisées en France : la poliomyélite, le tétanos, la diphtérie, la rage, la méningite à Hæmophilus, la rougeole… Si 90 % de la population est favorable à l'utilisation des vaccins, il existe une opposition à la vaccination systématique. soit par sous estimation de la maladie, soit par crainte de complications. Ce fut notamment le cas pour le vaccin contre l'hépatite B, accusé de favoriser l 'apparition de la sclérose en plaques. Ce que différentes études réfutent. Reste que par négligence ou par un faux sentiment de sécurité, il arrive souvent que l'on saute un rappel. Ce qui rend moins efficace la couverture globale de la population. Les vaccins obligatoires et recommandésPlusieurs vaccins sont obligatoires en France pour les enfants : vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la polio. _ Pour mémoire, les vaccins à faire chez le nourrisson : - A 2 mois : Dtcph (diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, haemophilus), hépatite B, pneumocoque. Avant d'entrer à l'école : - 12 à 15 mois : Ror (rougeole, oreillons et rubéole), 1ère dose (la deuxième intervient avant le 24e mois), hépatite B. - 18 mois : 1er rappel de Dtcph, pneumocoque. - A 6 ans : 2e rappel diphtérie, tétanos, poliomyélite (Dtp). C'est à cet âge qu'il faut rattraper les vaccinations non encore faites : Ror notamment. Attention : depuis juillet 2007, le Bcg n'est plus obligatoire. Il reste cependant recommandé les enfants vivant dans la précarité et ceux dont un des parents vient d'une région où la maladie sévit toujours : l'Asie, l'Afrique, l'Amérique latine ou l'Est de l'Europe. A l'adolescence : - 12 ans : 3e rappel diphtérie, tétanos, poliomyélite (Dtp). - 15-17 ans : 4e rappel diphtérie, tétanos, poliomyélite (Dtp). Rubéole. - A l'âge adulte, rappel diphtérie, tétanos, poliomyélite tous les 10 ans. Attention, sans ces rappels (souvent négligés), la protection contre les maladie perd de son efficacité. Les cas particuliers Dans certains métiers ou dans certaines conditions, d'autres vaccins sont obligatoires ou recommandés. - Femmes - Professionnels La prise en charge de ces vaccins est assurée par l'employeur. Un accident vaccinal et considéré comme un accident du travail. Pour d'autres affections, la vaccination est fortement recommandée. C'est le cas de la grippe (personnels en contact avec des malades et plus largement le public), de la coqueluche (personnel en contact avec des nourrissons), de l'hépatite A (crèches, personnels de cuisines, traitement des eaux), la leptospirose (professionnels en contact avec des animaux ou des eaux usées), la rage (forestiers, garde-chasse, vétérinaire). Douleur : ayez les bons réflexes
Douleur : ayez les bons réflexesLa douleur est un symptôme particulier et il n'y a pas de recettes miracles pour la vaincre. Toutefois, plus vite on consulte, plus on a de chances de s'en débarrasser, à condition d'être bien pris en charge.
Qui consulter ?D'abord votre généraliste. S'il n'arrive pas à venir à bout de vos douleurs, n'hésitez pas à vous adresser à un autre. Les médecins traitants ont parfois du mal à passer la main et, quand ils le font, ils envoient plutôt leurs patients à un spécialiste de l'organe malade qu'à un spécialiste de la douleur, dont ils ignorent parfois jusqu'à l'existence. « Au centre antidouleur de l'hôpital Saint-Antoine à Paris, 80 % des patients viennent d'eux-mêmes, souligne le Dr Francine Hirszowski*, médecin de la douleur. Les généralistes pensent pouvoir traiter toutes les douleurs de tous les patients, alors soit ils minimisent le problème, soit ils estiment pouvoir y arriver. » Peut-on soigner toutes les douleurs ?Non. « Nous n'avons pas les moyens de soulager toutes les douleurs », explique le Dr Alain Serrie, responsable de l'unité douleur à l'hôpital Lariboisière à Paris. Primo, on manque de médicaments, notamment pour les douleurs neurologiques. Secundo, il est très difficile d'effacer les douleurs chroniques rebelles installées depuis plus de trois à six mois, a fortiori depuis des années. D'où l'intérêt de consulter un spécialiste rapidement. « J'ai des patients qui ont des douleurs d'arthrose depuis douze ou quinze ans. J'arrive à les réduire, mais non à les faire disparaître », affirme le Dr Hirszowski. De même, les lombalgies qui durent depuis plus d'un an risquent de devenir définitives. Qu'est-ce qu'un centre antidouleur ?En général, les centres ou consultations de la douleur se trouvent dans les hôpitaux. Hélas, il y en a peu, et les listes d'attente sont longues. Pour accéder à un centre antidouleur, il faut une lettre de son médecin traitant. Osez le lui demander s'il ne vous le propose pas. Il est aussi possible de consulter un médecin de la douleur en prenant directement rendez-vous à son cabinet. Mais il existe peu de professionnels du genre en ville. Une consultation sur la douleur dure une heure. Le patient est pris en charge par une équipe pluridisciplinaire : rhumatologue, relaxologue, spécialiste de la migraine, psychologue, psychiatre, neurologue, kinésithérapeute, etc. Quels médicaments existe-t-il ?On distingue trois types de médicaments :
Il est parfois nécessaire de leur associer des antidépresseurs pour soigner la dépression engendrée par la douleur et briser le cercle vicieux qui fait que plus le patient est fragilisé psychiquement, plus il a mal. Les antidépresseurs sont parfois prescrits comme antalgiques seuls pour certaines migraines et autres. En revanche, les anxiolytiques (benzodiazépines) ont peu d'effets sur la douleur et les risques d'habitude sont importants. Faut-il avoir peur de la morphine ?Non. Cependant, la morphine a été longtemps sous-utilisée par les médecins par crainte de créer une accoutumance chez les patients. On sait, aujourd'hui, qu'il n'en est rien. Prescrit à la bonne posologie, cet opiacé n'entraîne aucune dépendance psychique, juste un peu de somnolence en début de traitement. A contrario, si la dose est trop forte, la morphine peut provoquer des hallucinations. Les doses administrées aux personnes âgées, chez qui le produit s'élimine moins vite, doivent être plus faibles. La morphine ne soulage pas tout : efficace contre les douleurs aiguës, elle est inutile contre les migraines, les douleurs musculaires et viscérales chroniques. Les médecines douces sont-elles efficaces ?Elles peuvent être un appoint intéressant. L'acupuncture, par exemple, est salutaire contre les sciatiques, les vieilles tendinites, les contractures du dos... Mais si au bout de trois mois il n'y a pas de résultat, mieux vaut passer à autre chose. « Il faut associer les différentes médecines et travailler ensemble. Si je prescris un antidépresseur à un patient, il ne faut pas que, derrière, son homéopathe lui déconseille de le prendre. Ça m'est déjà arrivé, insiste le Dr Hirszowski. L'essentiel est de reconnaître ses limites et de réévaluer en permanence les traitements. Un jour, un de mes patients m'a dit : " J'ai été chez un rhumatologue qui m'a fait une infiltration et j'ai été mieux soulagé qu'avec vous." Le malade sait ce qui est bon pour lui. Il faut l'accepter. » Inconvénient des médecines douces : elles ne sont pas forcément toujours remboursées. Relaxation, kiné... quoi faire ?Le traitement est adapté, au cas par cas. Les médecins de la douleur prescrivent fréquemment à leurs malades des séances de relaxation ou de sophrologie. L'objectif est simple : détourner leur attention de la douleur. En apprenant à mieux respirer, à se détendre, le malade gère mieux ses crises douloureuses. Quelques séances de psychothérapie peuvent également être proposées. « L'idée est d'apprendre à vivre avec sa douleur grâce à des thérapies comportementales, non pas de rentrer en analyse, prévient Francine Hirszowski. Mais mes meilleurs alliés sont les kinés, à condition qu'ils ne fassent pas travailler les patients en force et qu'ils ne les laissent pas passifs non plus. » Cholestérol : quand faut-il s’inquiéter ?
Cholestérol : quand faut-il s'inquiéter ?Les maladies cardio-vasculaires constituent la première cause de mortalité en France. Facteur de risques majeur : l'excès de mauvais cholestérol dans le sang. Quand faut-il s'inquiéter, et que faire ?
Avoir du cholestérol, ça veut dire quoi ?Le cholestérol est un lipide (graisse) indispensable à l'organisme. Il sert notamment à fabriquer la bile. Mais il en existe deux sortes : le « bon » (Hdl), qui circule dans le sang et que l'organisme peut éliminer, et le « mauvais » (Ldl), qui, en s'accumulant sur les parois des vaisseaux sanguins, crée des plaques d'athérome, lesquelles, à la longue, bouchent les vaisseaux. Quand faut-il le faire doser ?Votre médecin traitant peut vous prescrire un dosage s'il veut estimer vos risques dans ce domaine (quel que soit votre âge), ou si vous faites partie des personnes à risques (voir encadré). Si le dosage du cholestérol total (Hdl + Ldl) est normal (jusqu'à 2,5 g/l), un examen tous les cinq ans suffit, selon les recommandations de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). S'il est élevé, mieux vaut faire un bilan lipidique complet (remboursé par la Sécurité sociale), incluant le cholestérol total et les triglycérides, graisses fabriquées à partir du sucre et de l'alcool. Quel est le taux à ne pas dépasser ?Tout dépend des autres facteurs de risques : Comment prévenir et traiter ?Pour prévenir l'excès de cholestérol ou en faire baisser le taux, il faut commencer par revoir son hygiène de vie : suivre un régime alimentaire pauvre en gras et enrichi en graisses poly-insaturées, car les graisses saturées élèvent le taux de Ldl (voir encadré ci-contre), limiter sa consommation d'alcool et de sel, contrôler son poids et faire régulièrement du sport : marche rapide, gym, natation. On peut aussi recourir aux produits enrichis en stérols végétaux dans le cadre d'un régime classique, même s'ils n'ont toujours pas prouvé leur capacité à prévenir l'athérosclérose (maladie dégénérative des artères) et à diminuer les risques cardiaques. Ces produits doivent donc être utilisés avec prudence (voir p. 36). Les stérols végétaux sont des composés naturels, présents dans les huiles végétales, les margarines, les fruits et les légumes, qui empêchent l'absorption du cholestérol par le tube digestif. Quand prendre des médicaments ?Dans une étude réalisée en mars 2002, l'assurance-maladie montrait que, malgré ses recommandations, la prescription de médicaments anticholestérol s'est fortement banalisée. Les laboratoires, relayés par certains médecins, lancent des « actions de santé » afin d'inciter les patients à faire évaluer leur taux de cholestérol pour ensuite leur prescrire des produits anticholestérol sans même leur demander de revoir leur hygiène de vie. Or le premier traitement du cholestérol passe par la modification du régime alimentaire. Si, au bout de six mois, le Ldl n'a pas baissé, la prescription d'antilipidémiques peut être envisagée. D'autant que, comme tout médicament, les anticholestérol, et notamment les statines, peuvent avoir des effets indésirables graves. D'où l'importance d'évaluer avec son médecin le rapport bénéfice/risques d'un tel traitement. Quels sont vos facteurs de risque ?Vos risques d'avoir une maladie cardio-vasculaire sont triplés si :
Ménopause : quels sont les examens recommandés ?
Ménopause : quels sont les examens recommandés ?
La ménopause est la période où les ovaires arrêtent de produire les hormones de la reproduction : l'œstrogène et la progestérone. Elle commence en moyenne autour de 50 ans et s'installe peu à peu. La ménopause peut s'accompagner de troubles plus ou moins difficiles à supporter et favoriser le développement de l'ostéoporose ou de maladies cardio-vasculaires. Mais ces troubles sont d'intensité et de nature variables selon chaque femme, et ressentis de façon différente par chacune.
Rendez-vous chez le gynécologuePour celles qui n'auraient pas l'habitude d'aller chez le gynécologue régulièrement, une visite est recommandée dès les premiers troubles. Si vous souffrez de bouffées de chaleur, suées nocturnes, il peut vous proposer un traitement hormonal substitutif (Ths) [1], après en avoir discuté avec vous en fonction de votre âge, de vos antécédents. Si vous observez une baisse de votre libido, osez lui en parler. Il pourra aussi proposer des solutions (crèmes hormonales, par exemple). Quels sont les examens à passer ?La mammographie Le frottis L'ostéodensitométrie N'oubliez pas la thyroïde Et aussi...Bougez ! Mangez équilibré !
[1] Le traitement hormonal substitutif (Ths) vise à remplacer les hormones (œstrogène et progestérone) qui ne sont plus sécrétées par les ovaires. Il existe sous différentes formes (comprimés, gels, patchs, pulvérisateurs). Le Ths est contre-indiqué dans les cas suivants : cancer du sein connu ou suspecté, ou autres tumeurs dont le développement dépend de la quantité d'œstrogènes (exemple : cancer de l'utérus) ; Antécédents ou maladies thrombo-emboliques veineuses ou artérielles en cours (exemple : phébite, embolie pulmonaire, angine de poitrine, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral), hémorragie génitale d'origine inconnue, maladie du foie, allergie à l'un des composants du Ths. Maladie d’Alzheimer
Maladie d'AlzheimerLa maladie d'Alzheimer –du nom du psychiatre allemand qui l'a découverte, au tout début du XXème siècle- est une dégénérescence de certaines cellules nerveuses qui altère le fonctionnement du cerveau. Elle se caractérise par des troubles de la mémoire, des troubles du jugement, une désorientation dans le temps et dans l'espace (voir symptômes). Incurable, la maladie d'Alzheimer se déclare à un âge moyen de 75 à 80 ans et s'aggrave progressivement. Attention : d'autres maladies peuvent présenter des symptômes proches (dépression, hypothyroïdie...) mais le diagnostic de maladie d'Alzheimer ne doit pas être porté à tort devant de banals troubles de la mémoire. La maladie d'Alzheimer, touche plus de 800 000 personnes en France et 25 millions dans le monde. Compte tenu du vieillissement de la population, l'on estime qu'en 2020, une personne sur quatre âgée de plus de 65 ans souffrira de cette maladie !
Les facteurs de risqueNous ignorons toujours ce qui cause la maladie d'Alzheimer ou comment en arrêter la progression. Les chercheurs ont découvert qu'elle ne fait pas partie du processus normal de vieillissement, qu'elle n'est pas due au durcissement des artères ni même au stress et qu'elle touche à la fois les hommes et les femmes. En revanche, il existe des facteurs de risque de la maladie. Si le lien héréditaire n'est pas vraiment établi, de nombreuses études ont démontré que les personnes dont un parent (père, mère, sœur ou frère) est atteint de la maladie d'Alzheimer sont plus exposées au risque de développer la maladie que celles dont les antécédents familiaux ne comportent aucun cas. Si l'on sait aussi que des explications sont à chercher du côté de l'environnement (eau, sol, air), des travaux tout récents, présentés au congrès européen de Madrid, en juillet 2006, établissent un lien avéré entre comportement alimentaire, style de vie et apparition de la maladie d'Alzheimer. La consommation excessive de lipides favoriserait, selon une étude finlandaise, son développement. Et ce, plus précisément pour la consommation d'acides gras saturés contenus dans les graisses animales entre 50 et 60 ans. L'autre étude, canadienne, met en lumière le manque d'exercice physique et la prévalence des troubles. Des causes internes sont envisagées : il pourrait s'agir d'un virus à action lente, d'un déséquilibre chimique, ou encore d'un déficit immunitaire. Les chercheurs croient que ce n'est pas un seul facteur qui cause la maladie d'Alzheimer, mais plutôt une combinaison de facteurs. Les symptômesDans un premier temps, les malades éprouvent des difficultés à se souvenir et à comprendre. Ensuite, ce sont des pertes de mémoire, problèmes de langage, difficulté à accomplir des tâches de la vie quotidienne, changements d'humeur et de comportement etc. On peut penser, à tort, que ces symptômes font partie du processus normal de vieillissement. Il est donc important de consulter un médecin dès l'apparition d'un ou de plusieurs de ces symptômes, car ils pourraient être causés par d'autres maladies comme la dépression, l'incompatibilité de médicaments ou une infection. Les soinsMême si la recherche a accompli des progrès considérables, aucun traitement ne permet encore de guérir cette maladie. On peut seulement en ralentir l'évolution. Les traitements existant sont symptomatiques. Il s'agit surtout d'inhibiteurs de l'acétylcholinestérase (Iac : Donepezil, galantamine et rivastigmine) et de la mémantine, médicaments dont l'action sur les troubles cognitifs et l'évolution générale du patient a été démontrée. Ils permettraient quand même de gagner un ou deux ans sur l'entrée des patients en institution. Où en est la recherche ?Depuis 10 ans, les connaissances sur la maladie, et sur la démence en général, ont largement progressé, bénéficiant des avancées spectaculaires des neurosciences. Les chercheurs travaillent actuellement sur quatre pistes principales de traitement, parmi lesquelles l'immunothérapie, préventive (vaccin) ou thérapeutique, consistant à stimuler le système immunitaire pour qu'il fabrique des anticorps capables d'identifier et de détruire la protéine toxique, l'amyloïde Bêta 42, responsable du déclin progressif des fonctions cognitives. Un autre type de traitement est en phase finale d'essais cliniques. Utilisant une molécule contre l'arthrite, il agit sur une enzyme, la gamma secrétase, qui limite la production de protéine toxique au profit d'une autre protéine non toxique. L'importance d'un diagnostic précoceCertes, on ne guérit pas de la maladie. Mais on peut en ralentir l'évolution, surtout si le traitement médicamenteux est pris en amont. D'où l'importance du diagnostic précoce, moyen de freiner la perte d'autonomie et ainsi d'améliorer la qualité de vie des malades et de leurs proches. Outre les traitements spécifiques, les médicaments psychotropes peuvent être prescrits pour les troubles de l'humeur et du comportement, comme l'agressivité ou le délire. En 2005, on estimait le diagnostic établi pour seulement une personne atteinte de la maladie sur deux, et même une sur trois au stade précoce de la démence. Quelle prise en charge sanitaire et médico-sociale ?Il existe de fortes disparités territoriales dans l'offre de prise en charge, qu'il s'agisse des lieux de diagnostic, de consultation, d'information et de coordination, ou des structures de soins, d'accompagnement et de répit ainsi que des établissements d'hébergement. Il manque en particulier des places en institution spécifiquement dédiées aux personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. D'où des délais d'attente parfois très longs et une inégalité d'accès aux soins. A ces disparités s'ajoute un manque de coordination entre le secteur sanitaire et le secteur médico-social et, de façon générale, entre les différents acteurs intervenant dans la prise en charge de la maladie. Cette situation est préjudiciable aux malades, mais aussi à leur famille et aux accompagnants professionnels. Où s'informer ?_ Les associations de malades Les associations de malades, à commencer par France Alzheimer, revendiquent plus de fonds publics, et de moyens en général, tant pour la recherche que pour la prise en charge, notamment en institution. L'association milite notamment pour l'ouverture de nouvelles places d'accueil de jour, ce qui permettrait de soulager les familles, et pour une augmentation de l'Allocation personnalisée d'autonomie (Apa). Selon France-Alzheimer, 55 % des dépenses dites médico-sociales (aide à domicile...) restent à la charge des familles des bénéficiaires de l'Apa. Vous pouvez également trouver des contacts d'associations régionales par le biais de nos articles, sur www.viva.presse.fr (rubriques santé, solidarité ou régions) Sites internet Pour aider les malades et surtout leurs familles à répondre à toutes leurs interrogations sur la maladie : www.info-alzheimer.be A noter également que la fondation Médéric Alzheimer publie un annuaire des dispositifs de prise en charge (centres de diagnostic, consultations mémoire, accueils de jour, aide à domicile...). Il coûte 20 euros : www.fondation-mederic-alzheimer.org Manger équilibré, c’est facile et bon pour la santé !
Manger équilibré, c'est facile et bon pour la santé !Manger sainement sans se compliquer la vie ? Tout est question d'équilibre nutritionnel, et de plaisir. Un conseil : dégustez des repas complets en piochant dans chacune des grandes familles d'aliments.
De quoi notre organisme a-t-il besoin ?Il n'existe pas de bons ni de mauvais aliments, ni même d'aliments complets ou miracles. Les légumes apportent des fibres, des vitamines et des minéraux, les produits laitiers des protéines et du calcium, la viande des protéines et du fer... Une fois avalés, les aliments sont digérés et transformés en nutriments. Chacun de ces nutriments est indispensable à notre corps qui en a besoin chaque jour. L'idéal est de combiner à chaque repas les différentes familles d'aliments : les glucides (ou sucres), les lipides (ou graisses), les protéines (ou protides), les fibres, les vitamines, les minéraux (calcium, phosphore, magnésium...) et oligoéléments (fluor, sélénium...), sans oublier l'eau, qui n'est ni un aliment ni un nutriment, mais qui est indispensable à notre organisme. Combien de repas par jour ?3 ou 4 repas par jour, selon l'âge, sont nécessaires à un bon équilibre.
Au menu : pain, beurre, confiture, une boisson, du lait ou un yaourt, un fruit ou un jus de fruits. Vous pouvez également ajouter un œuf ou une autre source de protéines. Inspirez-vous des petits déjeuners du monde entier pour faire entrer un peu de variété en ce début de journée. - A l'anglaise : thé au lait, toasts beurrés, marmelade d'oranges, œufs frits au bacon. - A la hollandaise : café au lait, pain de seigle beurré, édam. - A la canadienne : café noir, pancakes arrosés de sirop d'érable, yaourt. - A la russe : thé, yaourt, blinis, poisson fumé. - A l'allemande : café noir, saucisses, pâté, jambon, pain noir, fromage.
Vos repas doivent être composés : - d'une entrée de légumes cuits ou crus ou d'un potage ;
Les conseils pour bien manger tous les jours
Les surgelés et les conserves sont une bonne façon de manger des fruits et légumes. Certes, ils peuvent subir une petite déperdition de vitamines du fait de leur procédé de préparation, mais pas plus et même souvent moins qu'un produit frais resté en attente dans le réfrigérateur. Faites la différence entre fruits et préparations à base de fruits. Les fruits confits, pâtes de fruits, confitures, gelées etc., sont trop pauvres en fruits et font partie de la famille des produits sucrés.
Le tableau des calories Évolution des besoins aux différents âges de la vie. Besoins énergétiques (kcal/j) selon l'âge. Adultes Sources : Apports nutritionnels conseillés pour la population française, Afssa 2001, Alimentation et Précarité n° 31, octobre 2005. Les familles d'aliments
Les glucides (ou sucres) sont notre principale source d'énergie. Il existe deux types de glucides : 1- les glucides complexes que l'on trouve essentiellement dans les produits céréaliers comme le pain, les féculents, légumes secs… que l'on ne consomme pas assez. D'où le conseil de manger du pain à chaque repas et un plat de féculents une fois par jour. 2 - Les glucides simples que l'on trouve surtout dans le sucre et les produits sucrés. Les Français ont tendance à consommer trop de glucides simples et pas assez de glucides complexes. Chaque gramme de glucide simple ou complexe apporte de l'énergie (4 kcal). Les lipides ou graisses : leur rôle dépend de la nature des acides gras qu'ils contiennent : saturés, mono-insaturés et poly-insaturés. Les protéines ou protides apportent des acides aminés, éléments indispensables à la formation et au renouvellement des tissus de notre corps : cellules, muscles, os, peau, cheveux… Les meilleures protéines sont celles apportées par la viande, le poisson, les œufs et les produits laitiers. Chaque gramme de protéine apporte 4 kcal. Les vitamines : il en existe treize réparties en deux familles : certaines se trouvent plutôt dans les graisses comme le beurre ou l'huile (vitamines A, D, E et K) et d'autres dans l'eau de certains aliments comme les fruits (vitamines du groupe B et C). Les minéraux : calcium, phosphore, magnésium… et oligo-éléments (fer, fluor, sélénium…) qui sont aussi des minéraux classés à part du fait des quantités microscopiques dont l'organisme a besoin, mais qui sont néanmoins tout aussi indispensables. Le calcium est le minéral le plus présent dans l'organisme : notre corps en contient plus d'un kilogramme à l'âge adulte, essentiellement stocké dans les os. C'est dire l'importance du calcium ! Les produits laitiers sont les aliments les plus riches en calcium. Ils sont indispensables à tous les âges de la vie, pendant l'enfance et l'adolescence pour la croissance du squelette et sa solidité, chez les adultes et les personnes âgées, afin d'éviter ou retarder l'apparition de l'ostéoporose. Vitamines et minéraux sont présents en quantités variables dans les aliments, c'est pourquoi il est important de varier au maximum son alimentation. Les fibres Ce sont des composants des aliments non digérés par les enzymes du tube digestif. On les trouve surtout dans les fruits, les légumes et les céréales complètes. Leur rôle est essentiel dans la régulation du transit intestinal. L'eau L'eau n'est ni un aliment ni un nutriment mais elle est absolument indispensable à l'organisme. Rappelons que notre corps est composé de 60 % d'eau et qu'il ne peut s'en passer. L'eau n'apporte aucune calorie. Cancer du sein : dépistage, mode d’emploi
Cancer du sein : dépistage, mode d'emploiEntre 50 et 74 ans, chaque femme a droit à une mammographie gratuite tous les deux ans. Quand vous recevez la convocation (par courrier à votre domicile), vous avez six mois pour prendre rendez-vous. Le dépistage organisé commence à l'âge de 50 ans car près de la moitié des cancers du sein sont décelés entre 50 et 69 ans. En dessous de cet âge, les risques sont moins importants et les seins sont plus denses, il est donc plus difficile d'interpréter les radios. Néanmoins, des voix s'élèvent pour que le dépistage débute dès 40 ans. Si vous avez des prédispositions génétiques faites le dépistage bien plus tôt : dès 20 ans pour la palpation, puis à 30 ans pour la première mammographie.
La mammographieLa mammographie est une radio des seins. Elle s'effectue chez le radiologue que vous aurez choisi sur une liste de spécialistes agréés que vous aurez reçue avec la convocation. Après un petit questionnaire et un examen clinique des seins, il prendra deux clichés par sein : un de face et un de profil. Le sein est comprimé entre deux plaques, ce qui peut provoquer quelques douleurs, mais en général ça ne fait pas mal. Les femmes qui participent au dépistage organisé ont affaire à des professionnels expérimentés, qui continuent régulièrement à se former et qui ont l'habitude de lire des mammographies. Le matériel de radiologie est également très contrôlé. Actuellement, les clichés sont tous réalisés en analogique, les images numériques n'ayant pas fait la preuve de leur supériorité pour le dépistage généralisé. Un résultat rapideLes résultats de la mammographie vous sont donnés immédiatement. Mais, par prudence, tout cliché négatif est relu par un radiologue spécialisé. Cette double lecture est une sécurité pour les femmes car elle permet de détecter 8 % de cancers supplémentaires, une garantie qui n'existe pas forcément dans le dépistage individuel. Si tout va bien, le dépistage s'arrête là. Un compte rendu sera envoyé à votre médecin traitant ou à votre gynécologue dans les quinze jours qui suivent. Vous n'aurez plus qu'à attendre votre prochaine convocation. Entre-temps, n'hésitez pas à faire examiner vos seins au moins une fois par an par le médecin qui vous suit. En cas d'anomalieSi une anomalie est repérée, le radiologue vous invitera à passer une échographie. En cas de problème, vous devrez faire des examens complémentaires : cytoponction guidée (des cellules sont aspirées à l'aide d'une aiguille à l'endroit où la lésion a été repérée) ou biopsie (des fragments de tissus du sein sont prélevés après une petite anesthésie locale). A l'issue de ce bilan, s'il n'y a rien d'inquiétant, vos clichés seront soumis à une seconde lecture. Les résultats seront communiqués à votre médecin. Si une tumeur cancéreuse est détectée, vous serez prise en charge le plus rapidement possible via votre médecin traitant, qui vous orientera vers un chirurgien. La mammographie est gratuite, son coût est directement pris en charge par la Sécurité sociale. En revanche, si des examens complémentaires doivent être pratiqués, une échographie par exemple, vous devrez faire l'avance des frais et serez remboursée ensuite. A titre indicatif, cet examen coûte 41,58 € en secteur 1 conventionné.
N'oubliez pas la palpation La palpation peut permettre de détecter une boule suspecte dans le sein. Elle fait donc aussi partie du dépistage et doit être pratiquée au moins une fois par an par votre médecin traitant ou votre gynécologue. S'il ne le fait pas, demandez-le-lui. Vous pouvez également vous examiner les seins vous-même, mais ils contiennent souvent de petites boules graisseuses et vous risquez de vous affoler pour rien. Demandez à votre médecin de vous montrer comment faire. N'hésitez pas à bien observer vos seins, quand vous êtes devant un miroir ou sous la douche par exemple : tout changement de forme, d'aspect, de couleur, un écoulement ou une rétraction du mamelon doivent vous inciter à consulter. Les zones qu'il faut surveiller de près sont le quadrant externe supérieur du sein (la moitié des cancers se développent à cet endroit) et la partie inférieure du mamelon (18 % des cancers). « Beaucoup de femmes ne sont pas suivies »Monique de Saint-Jean,présidente de la Fédération des comités féminins pour le dépistage des cancers. Monique de Saint-Jean n'aime pas l'exclusion : « Si j'incite quelques femmes à participer au dépistage et que, grâce à ça, quelques vies sont sauvées, je suis contente. C'est tout. » Responsable mutualiste, c'est quand ses deux belles-sœurs meurent à dix mois d'intervalle d'un cancer du sein que Monique a le déclic. Elle multiplie alors les pétitions pour l'organisation d'un dépistage de masse proposé à toutes les femmes parce que, « faute d'informations ou de moyens, beaucoup d'entre elles ne sont pas suivies par un médecin ». En 1997, elle crée un comité féminin composé de bénévoles, comme elle, pour s'adresser aux femmes. Car elle sait bien que c'est par la proximité qu'on arrivera à les sensibiliser aux questions concernant leur santé. Sur le terrain, au marché, au travail, dans les associations, les quartiers… « Les femmes nous confient des choses qu'elles n'osent pas dire aux médecins », dit-elle. Il existe aujourd'hui une trentaine de comités féminins*, dont Monique est la présidente nationale. Devenue une interlocutrice privilégiée des pouvoirs publics, auprès desquels elle fait remonter les remarques des femmes, elle se bat pour que le dépistage commence dès 40 ans et que les femmes n'aient rien à débourser si des examens complémentaires, comme l'échographie, sont demandés après la mammographie. « Le sentiment d'être utile, oui, ça me plaît », dit-elle.
Paris. Site Internet : Mail : federationcomitesfeminins@wanadoo.fr Le 9 octobre à 9 heures, les comités féminins organisent au Sénat un colloque sur le dépistage du cancer du sein. Entrée libre et gratuite. Palais du Luxembourg, 15 ter, rue de Vaugirard, 75006 Glaucome, à dépister le plus tôt possible
Glaucome, à dépister le plus tôt possibleLe glaucome est une maladie qui altère les fibres du nerf optique. Elle est souvent liée à une tension oculaire élevée (hypertonie), c'est-à-dire supérieure à 21 mm. Pour comprendre, il faut savoir que l'oeil est rempli dans sa partie antérieure d'un liquide transparent, l'humeur acqueuse. Celle-ci est évacuée au niveau de l'angle irido-cornéen (entre l'iris et la cornée) par un filtre appelé trabéculum. Quand ce flux est régulier à l'intérieur de l'oeil, la pression oculaire est normale. En cas de déséquilibre entre la production et l'écoulement de l'humeur aqueuse, il y a hypertension. L'hypertonie augmente le risque de glaucome mais pour que celui-ci soit avéré, deux autres signes doivent lui être associés : l'atrophie du nerf optique et l'altération du champ visuel.
Qu'est-ce qu'un glaucome à angle ouvert et angle fermé ?Les glaucomes à angle ouvert sont les plus fréquents puisqu'on évalue à 800 000 le nombre de personnes atteintes en France. Leur évolution est chronique mais insidieuse car la maladie ne provoque aucune douleur aucun symptôme aucune perte de l'acuité visuelle pendant longtemps. Non diagnostiquée et non traitée, elle peut conduire à la cécité. Seul un dépistage chez un ophtalmologiste permet une prise en charge précoce. Les glaucomes à angle fermé sont plus rares puisqu'ils concernent 5% des cas. Ils se manifestent de manière aigüe par de violents maux de tête, des douleurs oculaires, des nausées et des rougeurs dans les yeux. Dans ce type de glaucome, la pression oculaire augmente brutalement et constitue une urgence thérapeutique : le patient doit être opéré dans les 48 heures sous peine de perdre définitivement la vue. Prise en charge à temps, la maladie est réversible. Quels sont les symptômes ?Le glaucome évolue sans symptôme pendant 10 à 20 ans. Les premiers signes sont une perte de la vision périphérique, celle que l'on sollicite souvent lorsque l'on conduit, et à un stade avancé, une cécité irréversible. La maladie peut se développer silencieusement dès l'âge de 40 ans, il arrive qu'elle survienne plus tôt en cas d'antécédents familiaux. Lorsque le champ visuel commence à être altéré, c'est-à-dire quand la personne constate des zones de déficience dans sa vision, les dégâts sont irréversibles : la vision perdue ne pourra jamais être regagnée. La diminution du champ visuel est décrite par les patients comme un flou. Le glaucome touche souvent les deux yeux mais de façon asymétrique. L'oeil qui voit moins va compenser le déficit de l'autre, c'est pourquoi beaucoup de patients ne s'apercoivent de rien. A noter : de nombreux patients conduisent sans se rendre compte qu'ils ont perdu une partie de la vision périphérique car la vision centrale "droit devant" peut rester bonne longtemps. Comment diagnostiquer un glaucome ?Il n'existe aucun signe d'alerte particulier mais le glaucome peut être facilement dépisté en se rendant chez l'ophtalmologiste qui contrôlera d'abord la pression oculaire et le nerf optique. En cas de doute, il faudra effectuer un champ visuel et mesurer l'angle irido-cornéen pour déterminer le type de glaucome, fermé ou ouvert. Ces quatre examens sont rapides et non douloureux. L'hypertension oculaire est un premier indicateur à prendre très au sérieux. En effet, toutes les personnes qui ont une tension élevée (supérieure à 21 mmHg) ne développeront pas un glaucome mais c'est un risque important. Une surveillance régulière de la tension sera alors préconisée. De même, le champ visuel est un test qui permet de voir si la vision périphérique est altérée. Mais attention, un champ visuel normal ne veut pas dire que les dégâts n'ont pas commencé : on considère en effet que quand le champ visuel est anormal pour la première fois, 40% des fibres optiques sont déjà détruites et c'est irréversible. Le dépistage est recommandé à partir de 45 ans, avant en cas d'antécédents familiaux. A noter : il existe des glaucomes à pression normale (elle ne dépasse pas 21 mmHg), on les dépiste en examinant le champ visuel et le nerf optique par un examen du fond d'oeil. Quelles sont les facteurs de risques ?Les causes du glaucome reste méconnues mais il existe des fecteurs de risque :
L'hypertension artérielle, le diabète, le stress ou encore l'hygiène de vie ne sont pas forcément des facteurs favorisants. De quels traitements dispose-t-on ?Pour l'heure, il existe trois sortes de traitement. Ils ne permettent pas de recouvrer la vue mais préviennent les futures pertes.
A l'avenir, des collyres à instiller qu'une fois par mois pourraient être mis sur le marché. Des médicaments qui protègent, voire regénèrent, le nerf optique sont également une des voies de recherche prometteuse. Bien se préparer à l’hiver
Bien se préparer à l'hiverL'hiver arrive, comment éviter d'être toujours fatigué, enrhumé, grippé ? Les astuces pour stimuler votre organisme et traverser les frimas en bonne santé.
Offrez-vous un cocktail de vitaminesLes vitamines sont vos alliées pour l'hiver, mais la star est sans conteste la vitamine C. Elle nous permet de mieux résister au froid et aux infections. On en trouve dans les oranges, les kiwis… Préparez-les vous-même en jus, en salade... et dégustez-les tout de suite, c'est meilleur qu'en comprimés ! Les apports recommandés sont de 110 milligrammes par jour, pas plus, pour un adulte (deux oranges). Les choux (le brocoli surtout), le persil et le poivron en contiennent également beaucoup. Attention, c'est une vitamine fragile qui supporte mal la cuisson, mieux vaut donc la consommer dans les aliments crus. Associez à la vitamine C la provitamine A (bêta-carotène de son vrai nom), que vous trouverez dans le foie, les carottes, les épinards, les abricots secs, la laitue, les cornichons, les brocolis. Pour stimuler le système immunitaire, la vitamine B9 est particulièrement recommandée. Il y en a dans le poisson, le cresson, les noix, le brie (par exemple) et les céréales complètes. N'oubliez pas les oligoélémentsLe zinc et le sélénium. Ces deux oligoéléments sont indispensables l'hiver. Une carence en zinc expose aux infections respiratoires et au rhume. Il est présent dans les huîtres, les poissons, les viandes, le pain complet, les légumes verts et les lentilles, lesquelles apportent du fer en prime. Quant au sélénium, on en trouve dans le thon au naturel, le foie de veau, les moules cuites à l'eau... Prenez du magnésium. Naturellement, en consommant des coquillages, des céréales, des amandes, et craquez pour le chocolat noir (absolument), qui est également riche en fer et qui donne un coup de fouet au moral. Buvez, inhalez !En hiver, l'air est souvent sec, surtout à l'intérieur des maisons. Il est important de boire beaucoup d'eau, régulièrement, en petite quantité (entre 1,5 et 2 litres par jour). Vous pouvez diversifier vos apports en liquide en alternant eau, thé, infusions, soupes... Si vous êtes enrhumé, boire fluidifiera les sécrétions. Vous pouvez aussi humidifier l'air de votre maison avec des huiles essentielles à base d'eucalyptus, de thym ou d'extrait de benjoin. On les trouve dans beaucoup de pharmacies. Choisissez de préférence des huiles certifiées de culture biologique. Si vous n'avez pas de diffuseur, vous pouvez utiliser tout simplement des récipients remplis d'eau que vous disposerez près des sources de chaleur. Bougez, sortez !Profitez de la lumière naturelle (de 11 heures à 16 heures, après les rayons du soleil déclinent), c'est bon pour le moral. Allez vous aérer en pleine nature ou dans votre parc favori. N'abandonnez pas le sport, au contraire, en hiver on a tendance à emmagasiner des calories en restant calfeutré au coin de la cheminée. Il faut continuer à éliminer si l'on veut éviter un régime sévère une fois les beaux jours revenus. Infections nosocomiales : ce qu’il faut savoir
Infections nosocomiales : ce qu'il faut savoirC'est une infection qui apparaît dans les quarante-huit heures après une hospitalisation, dans le mois qui suit une opération ou dans l'année suivant la pose d'une prothèse ou d'un implant. Le mot « nosocomial » vient du grec nosokomeion, « hôpital ». Chaque année, en France, 800 000 personnes, soit un malade sur sept, sont victimes d'une de ces infections. Ce qui situe notre pays dans la moyenne européenne. Pourtant, selon une enquête, 63 % des Français pensent qu'il y a plus de risques qu'avant de contracter une maladie à l'hôpital. A tort : il y a en fait moins de maladies nosocomiales qu'autrefois (18 % de moins entre 1996 et 2001), mais on en parle plus. Et pour cause : 20 à 30 % de ces infections pourraient être évitées si les règles d'hygiène étaient strictement respectées.
Qui est concerné ?Tout le monde. Les nouveau-nés, les grands brûlés et les personnes âgées, dont le système immunitaire est plus faible, sont davantage exposés. La moitié des infections sont dues aux propres germes du malade, l'autre moitié à l'environnement hospitalier. La plupart des contaminations survenant après une opération, les services de réanimation et de chirurgie présentent les taux les plus importants. Mais un examen ou un acte invasif (endoscopie, pose d'une sonde ou d'un cathéter) peuvent aussi être à l'origine de l'infection. Dans 91 % des cas, les germes responsables sont des microbes : le plus fréquent - et aussi le plus redoutable puisqu'il résiste aux antibiotiques dans 30 % des cas - est le staphylocoque doré. Peut-on les prévenir ?Oui. Si le risque zéro n'existe pas, les établissements de soins sont tenus de prendre le maximum de précautions. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas. Moins de 50 % des soignants se lavent les mains entre deux actes, alors que la majorité des bactéries se transmettent par contact cutané. Un plan de lutte triennal a été mis en place par le ministère de la Santé. Hôpitaux et cliniques ont aussi pour consigne de prescrire moins systématiquement les antibiotiques afin de réduire l'apparition de germes résistants. Enfin, ils doivent informer les patients sur le taux de maladies nosocomiales contractées dans leurs services. Que faire avant une hospitalisation ?Il faut appliquer les mêmes mesures d'hygiène de base que dans la vie courante : prendre une douche par jour, se brosser les dents au moins deux fois par jour, changer ses sous-vêtements tous les jours, se laver les mains avant et après le passage aux toilettes, après le ménage ou le jardinage, avant le repas, les soins aux enfants. Lors d'une hospitalisation, il faut se munir d'un savon, d'un dentifirice, d'une brosse à dents, d'un rasoir (évitez le rasoir à lames qui peut provoquer des plaies), d'un peigne et d'une brosse à cheveux et, éventuellement, d'une serviette de toilette. Et avant une intervention ?Il faut renforcer son hygiène corporelle la veille et le matin de l'opération. Des recommandations doivent vous être données par le médecin lors de la consultation pré-opératoire. Un savon antiseptique peut-être prescrit. Dans certains cas, l'arrêt du tabac est préconisé pour limiter le risque infectieux. N'hésitez pas à poser des questions aussi à l'équipe soignante. Que faire après une hospitalisation ?En l'absence d'infection, vous devez surveiller votre température. Une fièvre doit faire prendre contat avec le chirurgien qui vous a opéré. Consultez votre médecin traitant qui jugera de prendre contact avec le chirurgien en cas d'inflammation de la plaie, d'écoulement même clair, de gonflement de la zone opérée, de douleur. Le pansement doit rester propre, les fils et aggraffes enlevés à la date prévue. Si vous avez des soins à domicile, les règles d'hygiène sont les mêmes que celles pratiquées à l'hôpital y compris pour le soignant. Veillez particulièrement à individualiser le linge de toilette, aérer votre chambre plusieurs fois par jour si nécessaire, vous lavez les mains souvent. Ces consignes sont valables aussi pour votre entourage. Quel recours ?Première chose : réagissez dès que vous avez un doute. Si vous avez de la fièvre, si votre plaie s'infecte, si elle est très douloureuse ou qu'elle enfle beaucoup, parlez-en sans attendre à votre chirurgien. Il faudrait effectivement identifier très vite le germe de manière à l'éradiquer par un traitement antibiotique adapté. En cas d'infection, n'hésitez pas à demander des comptes. Depuis la loi Kouchner de 2002 sur les droits des malades, une procédure gratuite peut être engagée par la victime d'une maladie nosocomiale afin d'obtenir indemnisation. Contactez l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam) Protégez vous contre le cancer
Protégez vous contre le cancer
Le but d'une alimentation équilibrée est de permettre à notre organisme de garder ses capacités de protection naturelle contre le cancer, ce que nos mauvaises habitudes lui font perdre. Ainsi, la vaste enquête Suvimax a montré que plus de 100 000 cancers par an pourraient être évités si nous savions surveiller le contenu de notre assiette. Conseils de prévention anticancer : Modérez vos excès alimentairesLes excès qui favorisent la survenue du cancer et aggravent un cancer déclaré sont les suivants :
Affections chroniques : choississez des boites de médicaments pour trois mois
Affections chroniques : choississez des boites de médicaments pour trois moisLa Mutualité française a répertorié, pour les affections chroniques les plus courantes, 350 médicaments disponibles en conditionnement trimestriel. Les demander à son médecin ou à son pharmacien permet de faire des économies sur la franchise de 0,50 euro prélevée sur chaque boîte depuis janvier 2008.
Peu de patients et de médecins sont informés de l'existence de boîtes correspondant à 3 mois de traitement. Elles existent pourtant, concernant les principales pathologies chroniques. Non seulement, elles permettent de ne payer qu'une seule franchise (0,50 euro) au lieu de trois (1,50 euros), mais le coût du traitement peut baisser de façon importante : l'économie peut atteindre près de 10 euros par mois pour certains médicaments. En voici la liste recensée par la Mutualité française. N'hésitez pas à les demander à votre pharmacien, qui n'est pas frtocément très enclin à vendre ce type de conditionnement car il perçoit un forfait par boite vendue. |